19
janvier 2020

L'édito - En mode collaboratif

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Depuis quelques années, la montée en puissance du privé dans les projets urbains s’est affirmée. Et ce dès le stade de la conception. Une tendance boostée par la récente vogue des appels à manifestation d’intérêt, devenus pour certaines collectivités la solution à toutes les pannes d’inspiration. Comment se traduit, sur le plan opérationnel, cette relation d’ « urbanisme négocié », de « développement immobilier conjoint », ou de « partenariat équilibré » selon les formulations retenues ? C’est le sujet de notre dossier.

Cette évolution s’appuie sur un concept dans l’air du temps : celui de travail collaboratif. Car en principe, les acteurs ne devraient pas se placer dans un rapport de proposition-acceptation d’une offre clé en main, mais dans une posture de dialogue. Une situation sans aucun doute plus facile à gérer dans les métropoles bien outillées en ingénierie et riches en foncier attractif que sur des territoires moins favorisés.

Si les promoteurs et aménageurs privés revendiquent agilité et innovation, ils ne prétendent pas détenir toutes les réponses. Ils reconnaissent la nécessité d’un portage politique des projets, pour pouvoir s’insérer dans une stratégie bien identifiée. Bref, collectivités et promoteurs peuvent trouver des points de rencontre entre leurs intérêts bien compris, tout en préservant l’intérêt général qui doit guider en premier lieu la fabrication de la ville.